
Mis à jour le 20 octobre 2017
Bastien Paré, de l’Université Laval, étudie la SLA depuis plus de cinq ans. Nous avons discuté avec lui de ses recherches et de l’avenir de la SLA au Canada.
Pouvez-vous nous parler de vos recherches financées par la Société canadienne de la SLA?
Je suis assez différent de la plupart des personnes qui travaillent sur les neurones et qui essaient de comprendre la partie neurodégénérative de la SLA. Je travaille sur la SLA dans la peau des patients. Nous pensons donc que la peau pourrait être un bon modèle humain pour étudier la SLA, puis découvrir de nouveaux biomarqueurs, ou comprendre comment fonctionne la maladie, et même essayer de nouveaux médicaments pour un possible traitement de la maladie.
Comment vous êtes-vous engagé dans la recherche sur la SLA?
Au début, j’étudiais la maladie d’Alzheimer, puis je me suis intéressé à certaines protéines qui pourraient être liées à la SLA. J’ai ensuite eu l’occasion de rencontrer des personnes atteintes de cette maladie. Et c’est cette rencontre avec des personnes touchées par cette terrible maladie qu’est la SLA qui m’a poussé à poursuivre mes recherches et à essayer de découvrir quelque chose à son sujet et de mieux la comprendre.
Notre objectif est de découvrir des biomarqueurs qui pourraient aider au diagnostic précoce de la maladie. Ainsi, si nous sommes capables de détecter la SLA avant l’apparition des symptômes et de la neurodégénérescence, nous pourrons administrer plus tôt le médicament nécessaire à ces patients lorsqu’il sera disponible. Nous pensons donc que ce médicament pourrait retarder le développement de la SLA chez ces patients, ou chez ceux qui en sont atteints.
Si une personne atteinte de SLA vous demandait où en est la recherche sur cette maladie aujourd’hui, que lui répondriez-vous?
Nous pensons qu’il reste encore beaucoup à faire concernant la SLA, mais nous travaillons à comprendre le fonctionnement de la maladie afin de pouvoir identifier des médicaments spécifiques qui aideraient à la traiter. À l’heure actuelle, nous essayons de mieux comprendre le fonctionnement de la maladie afin de pouvoir tester des médicaments spécifiques aux patients atteints de SLA, et ainsi être en mesure de traiter cette terrible maladie.
Selon vous, quels sont les facteurs qui font la différence dans la recherche sur la SLA?
Je pense que les essais cliniques et les personnes touchées par la SLA qui y participent sont très importants, parce que sans eux, ces médicaments ne pourraient pas être testés. Et alors, on ne saurait pas s’ils marchent ou pas. On sait que c’est dur pour les patients atteints de SLA de se faire soigner. Parfois, ces traitements sont difficiles à supporter. Mais c’est super important pour trouver des médicaments qui pourraient marcher pour tous les patients atteints de SLA, et ainsi ralentir la progression de la maladie, ou même l’arrêter.
Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez dire aux donateurs qui contribuent à rendre vos recherches possibles?
Bien sûr! Il est important de faire des dons à la Société canadienne de la SLA ou aux patients. Sans cet argent, il nous serait difficile d’utiliser les technologies les plus récentes pour étudier la SLA et son fonctionnement chez les patients, et puis, comme je l’ai dit, essayer de nouveaux médicaments et identifier les médicaments ou les produits chimiques qui pourraient être très efficaces pour retarder ou arrêter la progression de la maladie. Je pense donc que cet argent est très important pour aider financièrement les laboratoires qui n’en ont peut-être pas les moyens ou les étudiants qui ont encore besoin de cet argent pour acheter de nouveaux équipements et mettre en place de nouvelles techniques qui, je pense, sont très importantes pour la découverte de ces médicaments et le soutien aux patients atteints de SLA.
Forum virtuel de la recherche de la Société canadienne de la SLA
Mise à jour : Bastien était l’un des plus de 20 conférenciers qui ont participé au Forum virtuel de la recherche de la Société canadienne de la SLA en août. Vous pouvez écouter sa présentation complète en ligne ici.
Vous pouvez faire la différence.
Les dons permettent de fournir des services et des informations essentiels aux personnes vivant avec la SLA et nous permettent d’investir dans la recherche et la défense des droits afin d’améliorer la qualité de vie.