100 000 $ ont été remis au Dr Minh Dang Nguyen de University of Calgary.
Ces dernières années, les scientifiques ont appris que des changements dans les bactéries intestinales peuvent influer sur la santé. Par exemple, des études ont établi un lien entre la réduction des quantités de bonnes bactéries et divers problèmes de santé, notamment le syndrome du côlon irritable, le diabète et l’eczéma.
Certains types de bactéries intestinales sécrètent une substance appelée lipopolysaccharide (LPS) pour stimuler la réponse immunitaire innée. La réponse immunitaire innée se produit lorsque le corps considère des organismes étrangers comme une menace. Elle augmente alors l’inflammation et amorce d’autres processus de défense pour tenter de les éliminer.
Dans le cadre de ce projet, le Dr Minh Dang Nguyen et le Dr Gerald Pfeffer de l’Université de Calgary utiliseront des modèles murins de la SLA pour étudier les formes de LPS provenant de cinq bactéries intestinales différentes. Ils étudieront si ces formes spécifiques de LPS provoquent une inflammation et affectent l’apparition ainsi que la progression de la SLA. S’ils modifient l’évolution de la SLA chez la souris, les chercheurs examineront les processus inflammatoires et la composition des bactéries intestinales de la souris pour en comprendre les processus sous-jacents.
Dans le but d’approfondir la recherche d’un lien entre les bactéries résidentes et la maladie, le Dr Nguyen et le Dr Pfeffer procéderont aussi à des tests de salive auprès de 50 personnes atteintes de SLA et de 50 personnes qui ne sont pas atteints de SLA pour déterminer s’il existe des différences dans leurs bactéries buccales. À l’avenir, les modifications des bactéries buccales pourraient servir de biomarqueurs utiles pour identifier les modifications de la progression de la SLA ou les réponses aux traitements dans les essais cliniques.