Bourse de 165 000 $ accordée au Dr Carl Laflamme, sous la supervision de Dr Peter McPherson à l’Institut neurologique de Montréal, Université McGill.
En 2011, la cause génétique la plus répandue de la SLA (et de la démence fronto-temporale) a été découverte. Il s’agit d’une anomalie dans un gène nommé C9orf72. Avant cela, les chercheurs ne connaissaient pas le C9orf72. Beaucoup d’efforts ont été déployés pour comprendre sa fonction, afin qu’on puisse comprendre comment une mutation pourrait causer la maladie. L’un des premiers aspects découverts au sujet du C9orf72 est qu’il contient un domaine DENN (différentiellement exprimé dans les cellules normales et néoplastiques), ce qui signifie qu’il peut altérer la fonction de substances appelées Rabs. Les Rabs sont des facteurs clés dans le transport de pièces essentielles à la santé cellulaire entre la surface des cellules et leur site d’action. Le mauvais fonctionnement de la Rab pourrait perturber de nombreux processus importants. Les domaines DENN ont été découverts dans le laboratoire du Dr Peter McPherson, de l’Institut neurologique de Montréal de l’Université McGill.
La Société canadienne de la SLA est heureuse de remettre la bourse postdoctorale commémorative Ronald Peter Griggs de 2016, rendue possible grâce à un généreux don de Harvey et Sue Griggs, au Dr Carl Laflamme, de l’Institut neurologique de Montréal et de l’Université McGill. Le Dr Laflamme étudiera cette fonction du C9orf72 en tant qu’agent de médiation potentiel dans le trafic de la membrane. Les données préliminaires du Dr Laflamme ont déjà démontré que le C9orf72 contrôle la fonction d’un Rab précis (Rab9), ce qui a déjà fourni des renseignements cruciaux sur l’importance du C9orf72 dans le fonctionnement normal des motoneurones et d’autres types de cellules affectées par la SLA. Alors que le Dr Laflamme déchiffre ces mécanismes, il est probable que de nouvelles cibles thérapeutiques pouvant mener à faire de la SLA une maladie traitable émergent.