Le DrDale Martin de l’université de Waterloo, en collaboration avec le Dr Max Rousseaux de l’Université d’Ottawa et la Dre Christine Vande Velde de l’Université de Montréal, a reçu une bourse de 125 000 $.
Dans plus de 97 % des cas de SLA, une protéine appelée TDP-43, qui se trouve généralement dans le noyau d’une cellule, se retrouve à l’extérieur, dans le cytoplasme, et forme des amas ou des agrégats. Bien que des mutations du gène TDP-43 soient responsables de ce dysfonctionnement dans un petit nombre de cas, la cause pour la majorité des personnes vivant avec SLA est encore inconnue. Par conséquent, l’identification des mécanismes cellulaires qui régulent la biologie de la TDP-43 est essentielle pour découvrir les processus pathologiques dans la plupart des cas.
Récemment, des recherches ont mis en évidence un processus cellulaire spécifique appelé palmitoylation, qui semble jouer un rôle important dans la biologie de la TDP-43. La palmitoylation implique l’ajout d’une petite étiquette à une protéine qui peut influencer son fonctionnement et sa localisation dans une cellule. Les résultats préliminaires indiquent que la TDP-43 subit une palmitoylation dans les cellules, ce qui pourrait contribuer à l’accumulation et à l’agrégation cytoplasmiques souvent observées dans la SLA.
Grâce à cette bourse, le Dr Martin cherche à mieux comprendre comment la palmitoylation régule la localisation, la fonction et l’agrégation de la TDP-43 en utilisant des modèles cellulaires et animaux de la SLA. En identifiant les protéines qui régulent ce processus, l’équipe espère découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques. À terme, leur objectif est de concevoir de nouvelles interventions thérapeutiques capables de corriger le dysfonctionnement de la TDP-43, un sujet de grand intérêt puisque les résultats de cette étude pourraient nous permettre de mieux comprendre la quasi-totalité des cas de SLA.