En partenariat avec Orangetheory Fitness Canada, 100 000 $ ont été remis à la Dre Yana Yunusova du Sunnybrook Research Institute, à Toronto.
À l’heure actuelle, aucun test ni aucune procédure ne peut diagnostiquer la SLA. Les médecins se concentrent sur l’élimination d’autres maladies qui partagent des symptômes initiaux similaires. La complexité de la maladie et la nécessité d’effectuer des tests diagnostics supplémentaires signifient que l’établissement définitif du diagnostic est considérablement retardé pour certaines personnes.
Trente pour cent des personnes atteintes de SLA sont atteints de la SLA qui apparaît dans le bulbe rachidien. Ils subissent des altérations de la voix et de la parole au début de la maladie en raison d’une perte de la fonction des motoneurones dans la zone cortico-bulbaire, soit la zone du cerveau qui contrôle les muscles du visage, de la tête et du cou. Presque toutes les autres personnes atteintes de SLA auront des problèmes de voix et de la parole à des stades avancés de la maladie.
Dans le cadre de ce projet, la Dre Yana Yunusova collaborera avec le Dr Agessandro Abrahao et le Dr Lorne Zinman du Sunnybrook Health Sciences Centre, à Toronto, le Dr Babak Taati de l’Institut de réadaptation de Toronto du Réseau universitaire de santé et le Dr Sanjay Kalra de l’Université de l’Alberta.
La Dre Yunusova et ses collègues utiliseront l’apprentissage automatique pour entraîner un modèle d’intelligence artificielle (IA) avec les enregistrements de la parole de personnes atteintes de SLA. Ils utiliseront des enregistrements de la parole provenant de personnes atteintes de sclérose latérale primitive, qui touche principalement les motoneurones supérieurs, de personnes atteintes de la maladie de Kennedy, qui ne concerne que les motoneurones inférieurs, et de personnes atteintes de SLA, qui affecte les motoneurones supérieurs et inférieurs. L’objectif est de créer un outil capable d’identifier distinctement les caractéristiques acoustiques subtiles de la maladie des motoneurones supérieurs et inférieurs.
Les chercheurs espèrent que ce nouvel outil aidera les méthodes existantes à fournir un moyen plus rapide et plus précis de diagnostiquer les personnes atteintes de SLA. Il peut également aider à reconnaître l’apparition de symptômes bulbaires chez les personnes atteintes d’une maladie qui apparaît dans un membre du corps. De plus, il peut constituer un moyen rapide d’identifier les personnes porteuses de mutations géniques spécifiques, leur permettant ainsi d’accéder plus rapidement à l’avenir à des essais cliniques ou à des traitements éprouvés.