75 000 $ accordés à Belay Gebregergis, étudiant en doctorat au laboratoire de Dre Janice Robertson au TANZ CRND et LMP, Université de Toronto.
En 2011, des scientifiques ont découvert que les mutations du gène C9orf72 sont la cause génétique la plus fréquente de la SLA. Ces mutations font en sorte que le taux de la protéine C9orf72 normale est réduit dans les cellules, tout en favorisant la formation d’autres substances toxiques. Toutefois, les chercheurs ne comprennent pas complètement comment ces modifications contribuent au développement de la SLA. Pour déterminer comment un taux réduit de C9orf72 peut causer la SLA, les chercheurs doivent d’abord comprendre la fonction normale de cette protéine dans les cellules.
Auparavant, le laboratoire de Dre Robertson avait montré qu’une diminution des niveaux de C9orf72 chez les souris pouvait entraîner une augmentation des niveaux d’une autre protéine réceptrice, appelée GluA1. D’autres preuves suggèrent que C9orf72 pourrait jouer un rôle dans le mouvement, ou le trafic, de protéines à l’intérieur des cellules, comme la GluA1. Cette biologie anormale et les niveaux accrus de GluA1 causés par des niveaux réduits de C9orf72 peuvent finalement rendre les motoneurones plus vulnérables à l’excitotoxicité du glutamate, une voie de mort cellulaire qui semble jouer un rôle dans la SLA.
Grâce à cette bourse, Belay vise à étudier les conséquences de l’augmentation des niveaux de GluA1 et déterminer comment cela peut conduire à l’excitotoxicité du glutamate chez les souris ayant perdu le C9orf72. Il étudiera également les mécanismes qui président au trafic de GluA1 dans les motoneurones de ces souris, ainsi que le rôle potentiel de C9orf72 dans ce processus. Ces travaux aideront les chercheurs à mieux comprendre le lien entre C9orf72 et le traffic de GluA1 dans les cellules, ainsi que les mécanismes qui président l’excitotoxicité observée, ce qui pourrait aider à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.