Grâce à l’obtention d’une bourse de gestion clinique dans le cadre du programme de recherche de la Société canadienne de la SLA, le Dr Mark Ware dirige une équipe de chercheurs canadiens qui participera à la prochaine étude clinique de phase 2 visant à tester l’innocuité et l’efficacité de l’utilisation d’extraits de cannabis (marijuana) pour mieux prendre en charge les symptômes de la SLA. Des études antérieures ont démontré que les médicaments à base de cannabis peuvent améliorer la qualité de vie tout en réduisant la douleur, l’écoulement de bave, les difficultés d’élocution, les problèmes respiratoires, la dépression et les troubles du sommeil.

Le Dr Ware explique comment le cannabis peut influencer une telle variété de différents symptômes et présente des travaux préliminaires qui mettent en évidence les effets positifs que peuvent avoir les médicaments à base de cannabis sur les modèles animaux atteints de la SLA.

Bastien Paré, étudiant au doctorat au sein du laboratoire du Dr François Gros-Louis à l’Université Laval et récipiendaire d’une bourse de recherche doctorale offerte par la Société canadienne de la SLA, étudie la SLA d’une nouvelle manière : il étudie la relation entre la peau et la SLA. Les troubles neurologiques, comme la SLA, s’accompagnent souvent de modifications de l’élasticité ou de la texture de la peau, ce qui peut s’expliquer par le fait que la peau et le tissu cérébral soient créés de la même façon au cours du développement fœtal.

En étudiant les caractéristiques uniques de la peau des personnes vivant avec la SLA, Bastien espère élaborer de nouveaux biomarqueurs qui aideront les chercheurs à mieux comprendre la maladie et qui mèneront même au développement de nouveaux traitements de la SLA. Il s’intéresse aussi à la possibilité d’effectuer un simple test cutané qui pourrait un jour permettre d’établir un diagnostic plus précoce de la maladie.

Alain Moussy d’AB Science (fondateur et PDG), Laurent Guy (directeur financier) et le Dr Olivier Hermine (président du comité scientifique) discutent des résultats de l’essai clinique de phase 2/3 récemment réalisé sur le masitinib.

Le masitinib est un médicament qui est actuellement en cours de développement pour réduire l’inflammation du corps qui serait liée au développement de la SLA. Les résultats de l’essai clinique démontrent que le masitinib possède un effet thérapeutique qui ralentit la progression de la SLA. Un essai clinique mondial sur le masitinib, mené par la chercheuse canadienne, la Dre Angela Genge, devrait débuter à la fin 2017 pour confirmer les résultats de cette étude.

Dans ce webinaire, le Dr Michael Strong discute de la relation entre la SLA et la démence frontotemporale. Il est bien connu qu’un sous-groupe de personnes vivant avec la SLA développera ou présentera une forme de démence frontotemporale. La dysfonction frontotemporale est liée à des problèmes de mémoire, de langage et de comportement (p. ex., irritabilité, perte de sympathie, etc.).

Le Dr Strong présente des critères révisés pour le diagnostic de la dysfonction frontotemporale liée à la SLA qui seront utiles aux chercheurs, aux cliniciens et aux personnes touchées par la SLA. Il présente également des récents travaux qui identifient la modification de la protéine toxique responsable de la dysfonction frontotemporale dans de nombreux cas de SLA et examinent les traitements médicamenteux qui se sont révélés efficaces pour prévenir cette modification toxique dans des études en laboratoire.