Les résultats à long terme du tofersen, maintenant approuvé au Canada sous le nom de Qalsody, continuent de démontrer des bénéfices durables chez les personnes atteintes de SLA-SOD1.*
Dans l’essai de phase 3 VALOR et son extension en ouvert, les personnes ayant commencé le traitement six mois plus tôt ont présenté un déclin plus lent de leurs capacités fonctionnelles (selon l’échelle ALSFRS-R), de leur fonction respiratoire, de leur force musculaire et de leur qualité de vie globale sur une période de près de trois ans. Environ 25 % des participants ayant commencé le traitement plus tôt ont même montré des améliorations au niveau de leur force et de leurs capacités fonctionnelles.
Ces résultats confirment les avantages d’un traitement précoce, même si l’étude n’a pas mis en évidence de différence statistiquement significative entre les groupes ayant commencé le traitement tôt et ceux ayant commencé après trois ans. Pour le tofersen, cela tend à prouver l’efficacité du traitement, puisqu’il serait anormal d’observer une différence importante si les participants du groupe ayant commencé tardivement avaient tiré des bénéfices du traitement pendant des années, alors qu’ils avaient pris du placebo pendant six mois. Les tendances générales continuent de favoriser un traitement précoce et l’on s’attend à ce que les bénéfices d’une intervention précoce soient beaucoup plus marqués chez les personnes dont la maladie évolue rapidement. Cela fait actuellement l’objet d’un essai clinique présymptomatique historique appelé ATLAS, qui est en cours. Dans cette étude, les deux groupes ont obtenu de meilleurs résultats que ceux habituellement observés dans la SLA-SOD1.
Les taux plasmatiques de NfL, un biomarqueur des lésions nerveuses, ont connu leur plus forte baisse environ 16 semaines après le début du traitement. Trois ans plus tard, ces taux restaient nettement inférieurs à ceux observés au début : ils étaient inférieurs d’environ 67 % chez les patients ayant commencé le traitement tôt et d’environ 64 % chez ceux ayant commencé six mois plus tard.
Le profil de sécurité à long terme reste cohérent avec les essais précédents, et l’ensemble des données confirme clairement que Qalsody constitue une option thérapeutique efficace à long terme, en particulier lorsqu’il est administré dès le début de la maladie. Comme pour tout traitement, de nombreuses personnes réagissent très bien à Qalsody, mais des effets secondaires peuvent survenir chez certaines d’entre elles. Biogen a publié un article distinct sur les risques potentiels liés à la sécurité de Qalsody, dans un souci de transparence.
Regardez la bande-annonce de Another Tomorrow, un documentaire qui sortira au printemps 2026 et qui traite de l’impact de Qalsody.
*Les variants pathogènes (mutations) du gène SOD1 constituent un facteur de risque connu de la SLA et sont à l’origine d’environ 1,5 à 7 % de tous les cas de SLA.