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Le 25 avril 2023, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a approuvé Qalsody (tofersen) pour le traitement de la SOD1-ALS dans le cadre du processus d’approbation accélérée.

Le 30 mai 2024, la Commission européenne (CE) a accordé une autorisation de mise sur le marché à Qalsody (tofersen) dans des circonstances exceptionnelles.

Cet article présente des informations sur la thérapie et discute ce que cette approbation signifie pour la communauté SLA.

Afin de faciliter la compréhension de certains termes, vous pouvez accéder à notre glossaire de recherche en cliquant ici.

Foire Aux Questions

Dernière mise à jour : 31 mai 2024

Qalsody (tofersen) est un médicament délivré sur ordonnance utilisé pour traiter la sclérose latérale amyotrophique (SLA) chez les adultes présentant une variante pathogène du gène de la superoxyde dismutase 1 (SOD1). Le traitement consiste d’un oligonucléotides antisens qui cible l’ARNm de la SOD1 afin de réduire la synthèse de la SOD1.

Le traitement est administré par voie intrathécale, une voie d’administration par injection dans le liquide céphalo-rachidien, par ponction lombaire, avec un dosage recommandé de 100/15 ml par administration. Les sujets reçoivent trois doses initiales administrées à 14 jours d’intervalle, suivies d’une dose d’entretien tous les 28 jours. L’injection intrathécale est une procédure de routine.

Le gène SOD1 fournit des instructions pour élaborer une protéine qui aide à protéger les cellules de notre corps contre les dommages causés par des substances chimiques nocives appelées espèces réactives de l’oxygène. Les mutations de ce gène peuvent provoquer un type de SLA, endommageant les cellules nerveuses responsables du contrôle des mouvements connues comme les motoneurones. Dans ces cas, la protéine anormale produite par la variante génétique est toxique pour les motoneurones, entraînant leur perte et les symptômes de SLA.

Environ deux pour cent des personnes atteintes de SLA présentent une variante pathogène du gène SOD1, la deuxième cause la plus courante de SLA génétique. La plupart des personnes présentant une variante pathogène du gène SOD1 ont des antécédents familiaux connus de SLA. Mais, dans certains cas, des personnes sans lien familial évident avec la SLA ont testées positives pour des variantes pathogènes de la SOD1

Une personne doit présenter une variante pathogène du gène SOD1 pour bénéficier du traitement.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce traitement, veuillez contacter un clinicien spécialiste de SLA, qui sera en mesure d’interpréter les informations cliniques relatives à ce médicament en fonction de votre situation personnelle.

Dans la plupart des cas, les personnes présentant des variantes pathogènes de la SOD1 ont des antécédents familiaux de SLA, plusieurs membres de leur famille ayant été diagnostiqués dans le passé. Si vous avez des antécédents familiaux de la SLA et souhaitez savoir s’il existe un lien avec la SOD1, veuillez contacter un clinicien spécialisé dans la SLA ou research@als.ca pour un soutien dans les étapes à venir.

Dans quelques cas, des variantes pathogènes de la SOD1 ont été trouvées chez des personnes atteintes de SLA qui n’ont pas d’antécédents familiaux évidents. Une grande partie du domaine de la SLA progresse vers des pratiques de tests génétiques pour toutes les personnes atteintes de SLA, mais ce n’est pas une pratique courante partout. Si vous êtes atteints de SLA et souhaitez savoir si vous êtes porteur d’une variante pathogène de la SOD1, parlez-en à votre clinicien ou contactez research@als.ca pour du soutien.

Un essai clinique en cours avec Qalsody (tofersen) recherche également des personnes présentant des variantes pathogènes spécifique de la SOD1 qui seront suivies en vue d’une participation à un essai clinique contrôlé par placebo où le traitement commence une fois que le processus de la maladie a commencé, mais avant que des symptômes cliniques n’aient été identifiés. Un biomarqueur dénommé lumière neurofilamentaire (NfL) a été établi pour détecter les premiers stades de ce processus sous-jacents et Qalsody (tofersen) sera testé pour étudier s’il peut retarder l’apparition des symptômes. Les personnes randomisées dans le groupe placebo recevront le traitement actif Qalsody (tofersen) dès le diagnostic, plus tôt que n’importe quelle autre personne traitée dans des essais cliniques précédents. Si vous avez des antécédents familiaux liés à la SOD1, mais n’êtes pas atteint de SLA, vous pouvez contacter un clinicien specialisé dans la SLA ou research@als.ca pour en savoir plus et obtenir du soutien.

Si vous avez des antécédents familiaux connus de SLA, mais ne savez pas si c’est lié à une mutation SOD1 et souhaitez en savoir plus, veuillez contacter research@als.ca pour obtenir de l’aide.

La Société canadienne de la SLA vise à fournir des opportunités d’apprentissage et des informations supplémentaires sur la SOD1-SLA dans les jours à venir, en collaboration avec le Réseau canadien de la recherche sur la SLA (CALS pour son abréviation en anglais). Il est important de faire tout le possible pour s’assurer que toute personne susceptible de bénéficier de Qalsody (tofersen) soit identifiée et puisse accéder au traitement.

Le Canada participe aux essais cliniques de Qalsody (tofersen) depuis l’étude initiale de phase 1. Les participants à cette étude, ainsi qu’à l’essai clinique de phase 3 (VALOR), ont encore accès à Qalsody (tofersen) dans le cadre d’une étude d’extension ouverte en cours. Pour l’instant, cette étude d’extension ouverte n’est accessible qu’aux personnes ayant participé à l’essai clinique.

Un essai clinique de Qalsody (tofersen) est en cours pour les personnes présentant des symptômes de la SOD1 et recrute en différents sites au Canada. Cet essai clinique s’adresse spécifiquement aux personnes qui présentent des variantes pathogènes spécifiques de la SOD1, mais qui n’ont pas encore développé de symptômes identifiables de SLA. Il nécessite un suivi régulier d’échantillons sanguins pour détecter les premiers stades de SLA biologique, à l’aide d’un biomarqueur dénommé neurofilaments à chaîne légère. De plus amples informations sur l’étude sont disponibles à :

Pour en savoir plus, vous pouvez contacter l’un des sites d’essais canadiens énumérés ici. 

Accès et disponibilité

Le 19 mars 2024, Biogen Canada a annoncé que Santé Canada a accepté sa présentation de nouveau médicament (PNM) pour le tofersen. Cette démarche déclenche un examen réglementaire approfondi de la thérapie, qui permettra de décider si l’utilisation du tofersen est autorisée au Canada.

Une décision de réglementation sur la présentation de nouveau médicament devrait être prise au début de 2025.

Plusieurs Canadiens ont participé aux essais cliniques et continuent de bénéficier du traitement dans le cadre d’une extension ouverte fournie par Biogen. En outre, les Canadiens ont pu accéder à la thérapie grâce au Programme d’accès spécial (PAS).

Veuillez en parler à votre clinicien spécialisé dans la SLA pour en savoir plus.

Qalsody (tofersen) est actuellement disponible au Canada à travers le Programme d’accès spécial (PAS) de Santé Canada. Toute personne diagnostiquée avec SOD1-SLA devrait avoir accès au traitement en s’adressant à son clinicien. Vous pouvez également obtenir des informations supplémentaires à research@als.ca.

Biogen a soumis une présentation de nouveau médicament à Santé Canada le 19 mars 2024. Une décision de réglementation sur sa présentation de nouveau médicament devrait être prise au début de 2025.

Santé Canada effectue un examen du médicament afin d’évaluer son innocuité, son efficacité et sa qualité. Le processus commence lorsque le fabricant du médicament dépose une présentation de nouveau médicament (PNM) auprès de Santé Canada. Santé Canada doit accepter la PNM avant d’entamer le processus d’examen réglementaire.

Il existe trois échéanciers selon lesquels Santé Canada procède à l’examen de médicaments :

  • L’examen standard, qui dure environ un an (300 jours)
  • L’avis de conformité avec conditions, qui est un processus d’une durée d’environ 200 jours
  • L’évaluation prioritaire, qui prend six mois (180 jours)

En fonction de cet examen, Santé Canada décide d’approuver ou de rejeter le médicament. En cas d’approbation, le médicament reçoit un avis de conformité, ce qui autorise sa vente au Canada et sa prescription par les médecins.

Nous croyons que tous les nouveaux traitements innovants contre la SLA devraient faire l’objet d’une évaluation prioritaire.  Étant donné la progression rapide et l’incurabilité de la maladie, les personnes atteintes de SLA ne peuvent se permettre d’attendre un an pour que Santé Canada examine un traitement.  Dans l’intervalle, ces personnes verront leur perte de fonctions s’aggraver et, éventuellement, environ 1 000 Canadiens en mourront. . 

Qalsody (tofersen) n’est pas encore approuvé par Santé Canada. Les personnes présentant un SOD1-ALS qui souhaitent avoir accès à Qalsody (tofersen) ne devraient pas être obligées de l’obtenir aux États-Unis ou Europe, mais devraient s’informer auprès de leur clinicien de SLA sur le Programme d’accès spécial de Santé Canada.

Que suit?

Santé Canada a approuvé la présentation de nouveau médicament (PNM) pour tofersen. Cette démarche déclenche un examen réglementaire approfondi de la thérapie, qui permettra de décider si l’utilisation du tofersen est autorisée au Canada. Le médicament sera examiné dans le cadre d’une procédure d’examen standard, dont la décision est attendue pour le début de 2025.

La Société canadienne de la SLA est en discussion avec Santé Canada et Biogen sur l’importance d’assurer aux Canadiens un accès équitable, opportun et abordable à cette thérapie et de veiller à ce qu’il n’y ait pas de lacunes dans l’accès pour les personnes qui reçoivent actuellement du tofersen dans le cadre du Programme d’accès spécial (SAP). Nous continuerons à tenir notre communauté informée à mesure de nos découvertes.

Plus d'infos

Voyager pour obtenir un traitement

L’expérience de chaque personne avec la SLA est unique. Les personnes vivant avec SLA sont confrontées à différents défis et symptômes de la maladie. Il est important d’être conscient de ces défis et de tenir compte à la fois des avantages et des risques au moment de décider d’obtenir un traitement. Cela comprend de voyager à l’étranger. En recueillant le plus d’information possible, vous serez en mesure de prendre des décisions éclairées pour vous et vos proches.

Lorsque vous prenez la décision de voyager à l’étranger pour obtenir des traitements médicaux, vous devez tenir compte de certains facteurs clés avant votre départ et à votre retour, notamment le coût, le degré de sécurité, le suivi, les règlements encadrant les voyages avec des médicaments, les lois sur l’immigration et les visas.

Veuillez en parler avec votre clinicien spécialisé dans la SLA pour en savoir plus et consulter les autorités sanitaires de votre gouvernement.

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